Fiantso Madagascar contribue dans la promotion et la protection des droits humains, à travers les trois cliniques juridiques dénommées Trano Aro Zo (TAZ) dans les districts de Mananjary, Manakara et Farafangana, qu’elle promeut en tant que membre de la société civile malgache et des espaces/structures d’échanges et de concertation: Le Sehatra Ifarimbonana momba ny Fananantany (SIF), Observatoire National de l’Intégrité (ONI), MOSC/CEDII.
Ces cliniques juridiques ont été conçues pour :
Assurer le rôle de conciliateur dans des cas de conflits en milieu communautaire (traitement de cas des victimes) ;
Assurer la diffusion des droits pour un public plus large et dans des établissements scolaires.
Les cas de violation de droits en milieu communautaire sont nombreux au sein des communautés des zones d’intervention ; les cas traités au niveau des cliniques juridiques ouvertes sur ces sites le prouvent : les plus nombreux sont les cas de violences de formes diverses (violences physiques, morales, psychologiques…), les manquements vis-à-vis des droits de la famille (non déclaration de l’état-civil, abandon de famille, refus de prise en charge des ménages..).
Devant de tels cas de violation de droits, certaines franges de la population, notamment les plus démunis et les plus vulnérables (le plus souvent les femmes et les enfants), par méconnaissance, ou par indigence avec l’évaluation des dépenses à engager, ou encore par peur…préfèrent garder le silence.
Malgré ce constat, les recours par voies légales, dans la protection de leurs droits fondamentaux, se confirment. Les victimes se sentent protégés de par les actions des cliniques juridiques (accès au foncier, droits de la famille (divorce, pension alimentaire, abandon de famille), paix sociale dans les quartiers…).
Les services déconcentrés partagent progressivement la pertinence de l’existence des TAZ (réduction des dossiers traités). Ils deviennent de partenaires et la notion de service public externalisé est partagée.
Des autorités traditionnelles acceptent aussi les actions des cliniques juridiques. Ceci est dû aussi à la lisibilité des différents partenariats de ces dernières avec les Services techniques, les organisations de la société civile, des chefs de Fokontany. La notoriété des cliniques juridiques sont actuellement reconnues.
Les animateurs des radios de proximité commencent à se référer aux textes sur les droits humains dans leurs actions de production d’émission.
A noter aussi que des victimes au-delà des districts de Manakara, de Mananjary, et de Farafangana viennent auprès de ces trois cliniques.
Le chemin vers une société pacifique s’esquisse maintenant avec les actions des cliniques juridiques, des actions qui méritent encore d’être poursuivies et soutenues.
|